Témoignages de Laurence et Solange de retour du jubilé des catéchistes à Rome (...)

« Mes amis, pendant ce Jubilé, j’ai mieux compris, j’ai mieux découvert, j’ai mieux perçu à quel point la mission de catéchiste est une belle mission : témoigner du Seigneur Jésus, … faire résonner la Parole de Dieu dans le cœur d’un enfant, dans le cœur de ses parents, dans le cœur d’un jeune ou d’un adulte, ça n’a pas de prix ! »

Monseigneur d’Ornellas


Nos deux déléguées de notre diocèse témoignent de ces magnifiques trois jours de pèlerinage.

« Chacun de nous, le jour de son baptême a reçu le nom de Christophore », c’est-à-dire porteur du Christ. (Mgr Fisichella)

Voici une parole que je retiendrai du pèlerinage des catéchistes à Rome qui s’est déroulé du 23 au 26 septembre et qui a rassemblé 6000 autres catéchistes du monde dont 150 français représentant 60 diocèses de France.

Chacun de nous est porteur du Christ ! Porteur du message vivant d’espérance que Jésus nous a laissé. Porteur d’une joie, celle inespérée de savoir que quoi qu’il arrive, malgré les difficultés de la vie, Jésus m’aime, tel que je suis. Être chrétien pour moi aujourd’hui, c’est recevoir cet amour de Dieu comme un cadeau. Partager cette envie de transmettre cet amour que j’ai reçu.

Alors comment témoigner ? Tout simplement en allant à la rencontre des autres et de ce qui fait leurs vies. Prendre le temps de partager la Parole de Dieu et rendre cette annonce vivante dans nos vies ;

« L’annonce de Dieu-amour ne peut se faire qu’en aimant a rappelé Le Pape François lors de son homélie. Non pas en cherchant à convaincre mais en rencontrant les personnes, en prêtant attention à leur histoire et à leur chemin.

François a ainsi rappelé que le message du Seigneur, parce qu’il n’était pas une idée mais bien une personne, passait par un témoignage simple et vrai. » Nul besoin d’être parfait pour annoncer l’Évangile. Il suffit d’avoir le goût de témoigner et l’envie de transmettre l’amour de Dieu. Alors, n’attendons plus, rayonnons du Christ qui est en nous !

Solange PORTE

Envoyées par le diocèse au Jubilé des catéchistes à Rome, nous avons vécu le pèlerinage comme une invitation de Dieu : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde » (Mt 9, 13).

Dès le vendredi nous avons pu contempler« La vocation de saint Matthieu » du Caravage et avons été guidés vers la beauté de la foi : Croire, c’est toucher la main que Dieu nous tend !

Nous avons beaucoup reçu par les témoignages, les temps de prière et les célébrations : douceur de la Parole entendue. Nous avons pu approcher et goûter la miséricorde de Dieu à l’œuvre dans le sacrement du pardon.

15000 catéchistes étaient présents venus du monde entier, nous étions 150 Français conduits par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes. Nous avons été touchées par de belles rencontres. Les échanges d’expérience avec des catéchistes d’autres diocèses, fort différents, étaient faciles dans le cadre des repas ou pendant les déplacements. Nous nous sommes promis de rester en contact et de continuer à partager nos expériences diverses.

La délégation française

Nous avons entendu plusieurs catéchèses. Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, a évoqué pour le groupe français, le lien entre évangélisation et catéchèse en méditant un récit des Actes des apôtres, au chapitre 8 : Philippe, conduit par l’Esprit Saint, se fait proche de l’eunuque. Il perçoit son attente, cette « nostalgie de Dieu » présente en tout homme. Ils ne sont pas seulement deux sur la route : avec Philippe et l’eunuque, il y a l’Esprit qui parle et le Christ qui est annoncé. L’eunuque, après avoir reçu le baptême, devient lui aussi témoin du Seigneur Jésus ressuscité.

Le pape François, lors de la messe dominicale, s’est adressé à tous les catéchistes du monde : Aujourd’hui, le Seigneur nous le demande : devant tant de Lazare que nous voyons, nous sommes appelés à nous inquiéter, à trouver des chemins pour rencontrer et aider, sans déléguer toujours aux autres et dire « je t’aiderai demain, aujourd’hui je n’ai pas le temps, je t’aiderai demain ». Et c’est un péché. Le temps donné pour porter secours aux autres est du temps donné à Jésus, c’est de l’amour qui demeure : c’est notre trésor au ciel que nous nous procurons ici sur terre.

Passage de la porte sainte

En conclusion, chers catéchistes et chers frères et sœurs, que le Seigneur nous donne la grâce d’être renouvelés chaque jour par la joie de la première annonce : Jésus est mort et ressuscité, Jésus nous aime personnellement !

Qu’il nous donne la force de vivre et d’annoncer le commandement de l’amour, en dépassant la cécité de l’apparence et les tristesses mondaines. Qu’il nous rende sensibles aux pauvres, qui ne sont pas un appendice de l’Evangile, mais une page centrale, toujours ouverte devant tous.

Laurence Caddet

- publié le 10 octobre 2016- >Version imprimable de cet article Version imprimable